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mercredi 26 juin 2013
mardi 25 juin 2013
Je pense donc I AM...
"Il y a quelques jours, je regardais un documentaire dans lequel était interviewé un jeune homme qui participait à la fameuse "marche des beurs" en 1983. Un de mes fils, qui a 18 ans, me fit remarquer que ce jeune homme s'exprimait extrêmement bien, clairement et connaissait parfaitement son sujet. Je lui répondis que dans ces années là, les jeunes des quartiers étaient politiquement "conscientisés", qu'ils étaient capables de s'organiser au delà d'émeutes tiers-mondistes, et qu'ils pensaient en conjuguant tous les verbes avec "nous". Et pour moi, voilà le terrible changement auquel nos sociétés, principalement urbaines, doivent faire face : l'ultra-individualisme...
Et le 11 septembre 2001 a scellé le côté irréversible de ce changement, car le premier support culturel de notre pays qu'est la télévision a complètement basculé dans un flot d'informations tragiques et effrayantes, de publicités rassurantes et de téléréalité absurde. L'information se délecte de faits divers violents qui étaient cantonnés aux colonnes de la sixième page du journal local il y a 30 ans. Et tous les Français se disent," mon Dieu, que ce pays est devenu violent !". Violent ? Des aînés me racontaient l'autre jour comment ils se battaient dans les années 60, à 400 gars contre 400 bougres, ou à l'époque des "blousons noirs", comment le public s'affrontait à coup de chaises et de barres de fer pendant un concert de... Johnny ! Cela renvoie le grand méchant "gangster rap" français, si souvent décrié, dans la catégorie "musique pour enfants", si ça se passait aujourd'hui, ces "bastons" feraient la une du JT de 20 heures, et pour peu que les protagonistes soient des "caïds de cité - noirs - arabo - musulmans - armés jusqu'aux dents", on en aurait pour 6 mois...
Effectivement, les gamins des quartiers n'ont majoritairement plus aucune conscience sociale, ni politique. Ils veulent ressembler à "monsieur tout le monde", mais version riche. Car les formidables émissions télé qu'ils affectionnent leur rabâchent que l'apparence est primordiale, la forme l'emporte sur le fond. Du coup, ils veulent la femme avec la parfaite plastique, l'appart, la grosse voiture, les vêtements chers, et si possible: la rolex... Et si certains d'entre eux sont délinquants pour pouvoir accéder à leur idéal, ce ne sont pas des "robin des bois", ce sont des délinquants ultra-libéraux.
Ah... pour s'intégrer, ils se sont bien intégrés! Puis, lorsqu'ils s'aperçoivent que le modèle libéral ne fonctionne pas pour tous, ils partent en quête d'un idéal des origines, qu'ils ne connaissent pas pour la plupart, et le trouvent dans la voie des interprétations extrêmes car c'est la seule qui les valorise à leurs yeux, c'est la désintégration.
Dans tous ces changements de cap, les maître-mots sont "s'en sortir". Seul. Les réseaux sociaux sont là pour l'attester, tout comme les forums, les commentaires correspondent souvent à un gonflement de l'égo. Un quotidien coincé entre clics, buzz, tweets, et vues...
D'un autre côté, chez certaines personnes qui vivent un rêve gauchiste en habitant dans le 19ème à Paris ou au Panier à Marseille, qui vont aux "sardinades" comme les prolos, et qui nous distillent à nous les gens du Hip-Hop, des leçons de comportement à longueur de temps, on ne fait aucun effort pour cerner cette jeunesse. Puis vient la tarte, bien lourde, un dimanche, en rentrant chez soi, et on se fait voler son portable dans la foulée, les dangers du 19ème n'est-ce pas ? Ils étaient de gauche... jusqu'à l'agression.
Pour finir, dans cette France "profonde" ou on se jalouse, ou on vole la veste du petit camarade de son fils sur le portant de l'école maternelle tout en pestant contre les immigrés, ou on se délecte de voir des "stars" déchues de la télévision s'exploser dans une piscine en sautant de quinze mètres, on est convaincu que le pays sombre dans la violence. Oui, toute cette violence exhibée dans les médias est un formidable outil promotionnel, elle engendre la peur et la peur engendre la division, le désir de sur-consommation et la désignation de "l'autre" comme coupable d'une hypothétique situation critique. On s'isole, on essaie de "faire son trou" et les nouvelles valeurs télé-réalité-esques nous disent qu'on peut tricher, dénoncer, critiquer, faire des sale coups : c'est cool ! C'est le jeu ! Chacun sa mère comme on disait quand on était minots ! En bout de chaîne, les hommes et femmes politiques se sont adaptés à ce système, ils "squattent" les antennes radio, télé à tel point qu'on a le sentiment que c'est cela leur boulot finalement. Non, leur boulot c'est d'exécuter les tâches qu'ils ont promis d'accomplir quand ils ont été élus, à moins qu'ils ne travaillent depuis un bureau à BFM, i>Télé ou RTL... Auto-promo permanente... Il faut savoir se placer.
Dans tout ce chaos, je ne sais même pas ou me situer, je ne dis pas que je suis meilleur, je tombe certainement dans un de ces cas de figure parfois. Mais j'essaie de lutter contre, de penser au pluriel, éduquer mes enfants correctement, exprimer mon amour aux miens quotidiennement et faire des choses qui me semblent bien autour de moi constitue un premier pas. J'espère en tout cas, que notre beau pays dans les espoirs, les luttes et les épreuves qui l'attendent, conjuguera son futur avec "nous"..."
Akhenaton (Groupe IAM)
(Tribune d'Akhenaton dans le Huffington Post: Me, myself and aïe)
jeudi 20 juin 2013
Lorsque Eluard Aime...
Je t'aime
Je t'aime pour toutes les femmes que je n'ai pas connues
Je t'aime pour tous les temps où je n'ai pas vécu
Pour l'odeur du grand large et l'odeur du pain chaud
Pour la neige qui fond pour les premières fleurs
Pour les animaux purs que l'homme n'effraie pas
Je t'aime pour aimer
Je t'aime pour toutes les femmes que je n'aime pas
Qui me reflète sinon toi-même je me vois si peu
Sans toi je ne vois rien qu'une étendue déserte
Entre autrefois et aujourd'hui
Il y a eu toutes ces morts que j'ai franchies sur de la paille
Je n'ai pas pu percer le mur de mon miroir
Il m'a fallu apprendre mot par mot la vie
Comme on oublie
Je t'aime pour ta sagesse qui n'est pas la mienne
Pour la santé
Je t'aime contre tout ce qui n'est qu'illusion
Pour ce coeur immortel que je ne détiens pas
Tu crois être le doute et tu n'es que raison
Tu es le grand soleil qui me monte à la tête
Quand je suis sûr de moi.
Paul Eluard
Poète surréaliste du XXème siècle (1895-1952).
"Je t'aime" est tiré du recueil Le Phénix.
(Le poème est une fervente déclaration d'amour en forme d'action de grâce, et à travers la célébration de l'aimée apparaît une vision poétique du monde. Chez Eluard comme chez tous les surréalistes, il n'y a pas de poésie sans l'intercession d'une femme aimée, une muse. C'est elle qui provoque, soutient et assure le lien avec l'univers poétique).
"Je t'aime" est tiré du recueil Le Phénix.
(Le poème est une fervente déclaration d'amour en forme d'action de grâce, et à travers la célébration de l'aimée apparaît une vision poétique du monde. Chez Eluard comme chez tous les surréalistes, il n'y a pas de poésie sans l'intercession d'une femme aimée, une muse. C'est elle qui provoque, soutient et assure le lien avec l'univers poétique).
mardi 18 juin 2013
Le comparateur des territoires
Le comparateur des territoires élaboré par le Compas, en partenariat avec la Gazette des communes et l’Observatoire des inégalités, permet de calculer le revenu médian d’une commune et ainsi de visualiser sa position sur le territoire en termes d’égalité. Ce sont les données de l’Insee sur les revenus de l’année 2010, pour la France métropolitaine et pour une unité de consommation (l’équivalent d’une personne seule), hors impôts et prestations sociales, qui ont été utilisées. Pour les communes de petite taille, certaines données ne sont pas disponibles.
Mode d’emploi:
Cette application active est simple d’usage : il suffit de rentrer le nom de la région, du département et de la commune pour que s’affiche ensuite le graphique correspondant. Sont présentés les résultats pour la France, le département et celui de la commune concernée. Le revenu médian est celui qui partage l’effectif en deux et permet de réaliser une moyenne. « 10 % les plus pauvres » indique la valeur maximale perçue par cette tranche, « 10 % les plus riches » la valeur minimale. L’indice de Gini (à droite sur le graphique) compare la distribution des revenus dans le territoire. Plus ce chiffre est proche de zéro, plus on est proche de l’égalité. Plus il est proche de 1, plus les revenus sont inégaux.
Sources : http://www.76actu.fr
vendredi 12 avril 2013
Ermite depuis 27 ans
Un Américain de 47 ans qui vivait seul dans les bois a été arrêté après un cambriolage.
Seul, tout seul. Dans la région, des légendes circulaient depuis des années sur un ermite vivant reclus au fond des bois de Rome, dans le Maine. Et c'était plus que des rumeurs : Christopher Knight, 47 ans, a été arrêté début avril dans cet État du nord-est des États-Unis. Il vivait dans un campement de fortune, caché dans la forêt depuis 27 ans.
Il a parlé à une seule personne en 27 ans. C’est à l’âge de 20 ans que Christopher Knight a pris l’étrange décision d’aller vivre dans les bois. L’ermite assure n’avoir parlé qu’à une seule personne depuis 1986, un randonneur croisé par hasard dans les années 90. Son récit a d’abord laissé les policiers sceptiques, raconte le Portland Press Herald. Mais en voyant son camp de fortune, ils ont vite changé d’avis. "Vous pouviez passer à 30 mètres et n’avoir aucune idée que le suspect vivait là. Je n’ai aucun doute sur le fait qu’il a vécu là tout ce temps", confie l’un des enquêteurs, Terry Hugues. Christopher Knight ne laissait rien au hasard : pour ne pas laisser de traces dans les bois, il faisait très attention à marcher uniquement sur des racines ou des rochers. Ses journées, Christopher Knight les passait à lire des livres volés ou à méditer, en observant le ciel et les oiseaux.
Pourquoi a-t-il été arrêté ? Le 4 avril, le reclus était en train de voler du bois dans un camp de vacances voisin, le Pine Tree Camp, quand il a été arrêté, puis emprisonné. Christopher Knight serait coutumier du fait : pour subvenir à ses besoins en nourriture, piles ou bouteilles de gaz, il avait pris l’habitude de cambrioler campings et camps de vacances. Au total, il est accusé d’avoir commis des centaines de cambriolages dans les environs. Sa cible préférée était assurément le Pine Tree Camp, où il aurait commis une cinquantaine de vols ces dernières années. D’après la directrice du centre, "il s’en servait comme si c’était son Walmart local", une référence à la chaîne de supermarchés américains.
Mais pourquoi vivre seul dans les bois ? Christopher Knight n’a pas donné de véritables explications sur les raisons de son étrange retraite. Sa famille n’avait aucune nouvelle et pensait qu’il était parti vivre à New York, selon un voisin. Aux enquêteurs, Christopher Knight a seulement expliqué avoir vécu une enfance heureuse et avoir toujours été fasciné par les ermites. Parmi ses livres favoris, il cite Robinson Crusoe, qui raconte l’histoire d’un homme bloqué seul sur une île pendant des années. Mais ses motivations profondes demeurent pour l’instant un mystère.
Mais pourquoi vivre seul dans les bois ? Christopher Knight n’a pas donné de véritables explications sur les raisons de son étrange retraite. Sa famille n’avait aucune nouvelle et pensait qu’il était parti vivre à New York, selon un voisin. Aux enquêteurs, Christopher Knight a seulement expliqué avoir vécu une enfance heureuse et avoir toujours été fasciné par les ermites. Parmi ses livres favoris, il cite Robinson Crusoe, qui raconte l’histoire d’un homme bloqué seul sur une île pendant des années. Mais ses motivations profondes demeurent pour l’instant un mystère.
Anne-Julie Contenay
(Article Europe1.fr)
jeudi 11 avril 2013
Idée député…
Avec « l’Affaire Cahuzac », et comme à
chaque fois dans notre mode de fonctionnement sociétal - basé sur l’évènement
créant la crise - nos dirigeants tentent de faire changer les choses… On se précipite dans des solutions qui
manquent bien souvent de recul, pour apporter au peuple une réponse ayant pour
but, l’apaisement et le sentiment d’être entendu ou compris. Ces mesures sont
toujours liées à un incident, à un article, ou, à une accroche, qui va faire apparaître au grand jour une ineptie plénière de la société dans laquelle nous vivons. Une
vache folle crée un scandale sanitaire, une agression fait apparaître les phobies
et la violence de certains d’entre nous, un compte en Suisse démontre la différence
entre la masse et l’élite dirigeant. Au lieu de s’attaquer en amont aux problèmes,
on attend qu’ils soient mis en exergue pour se raccrocher à des décisions hâtives.
Il en découle, au final, de mauvais choix,
ou des choix inappropriés, avec au bout du compte, un dégoût du simple quidam
qui se sent englobé dans un tout, en quoi il a de moins en moins confiance.
La population, après avoir élu un
gouvernement de gauche, semble découvrir que ses nouveaux politiciens, démocratiquement mis en place, se
disant proche du peuple, sont tout
autant aristocratiques et privilégiés que ceux au pouvoir précédemment. On compare
donc, on repousse, on esquive, on avoue, selon son niveau de vie et sa position
sociale. Il est désormais anormal d’être né dans un milieu aisé, anormal
d’avoir réussi dans ses affaires, anormal d’avoir de l’argent et de faire de la
politique. Pendant des années nos dirigeants, du président au maire en passant
par nos chers députés, pouvaient faire ce qu’ils voulaient et comme ils voulaient…
Mais un article de presse électronique explosif vient de tout changer…
Un député est un représentant du
parlement, élu par le peuple. Son rôle est de participer au travail législatif
et au travail de contrôle du Gouvernement. En tout état de cause, il n’est pas
là pour s’enrichir de cette activité mais pour, au travers de ses propres certitudes
et de son engagement, apporter la voix de sa circonscription, donc des électeurs,
auprès de la représentation nationale.
Si l’on souhaite avoir une image représentative
de notre société à l’assemblée, on pourrait utiliser cette idée élémentaire :
Chaque député devrait au minimum être défrayé de par exemple 4000 € par mois
(rappelons que François Hollande affirmait pendant sa campagne qu’à partir de ce
seuil mensuel on était considéré comme riche…). De ce fait, un député salarié gagnant
2400 € par mois (tous salaires, revenus et mandats confondus) se verrait
rétribué chaque mois 1600 € par l’état. Un avocat quant à lui gagnant 9000 €
par mois, ne toucherait aucun émolument pour son acte citoyen d’élu du peuple
(hormis un remboursement de ses frais sous contrôle d’une commission). - Considérant
simplement que le métier de politicien n’est pas basé sur un enrichissement personnel mais sur des convictions et une volonté
de participer à l’évolution structurelle et fonctionnelle de son pays en fonction de ses idées -. Selon les déclarations d’impôts de
chacun, on verserait donc une rémunération en conséquence. Au delà de ce
salaire, d’autres avantages déjà en place actuellement seraient conservés ou
adaptés, comme l’aménagement du temps de travail, les frais de déplacements
réduits, la mise à disposition de personnel (à la charge, au barème et au
contrôle de l’état) ou encore la réversion aux entreprises du temps de travail
non effectué dans celle-ci pendant le temps attribué au mandat.
Le but étant que, malgré la
situation propre de chaque député, ceux-ci soient tous, au niveau de la chambre
législative, rémunérés du même montant. On balaye alors les inégalités, on avance sur le problème du cumul des mandats (donc de rémunération) et on améliore la représentation
nationale. On pourrait même imaginer d'étendre ce système à l'ensemble des élus du peuple...
Caïn
vendredi 22 mars 2013
lundi 11 mars 2013
Man on wire
Cette histoire-là ne tient qu'à un fil. Un fil d'une soixantaine de mètres de long, sur lequel s'est promené Philippe Petit, le 7 août 1974, entre les toits des défuntes tours du World Trade Center (WTC)... Huit allers-retours à 417 mètres au-dessus du sol : un exploit certes fascinant, mais depuis longtemps digéré. Autant dire qu'il ne semblait a priori guère fournir de matière à récit une trentaine d'années plus tard.
Le réalisateur britannique James Marsh l'a pourtant revisité en 2008. Il en résulte un documentaire de 90 minutes, dont aucune n'est de trop. Par la grâce d'un montage très soigné, qui articule parfaitement témoignages, images d'archives et scènes reconstituées, on se laisse attraper d'emblée dans cette épuisette, d'où l'on ressort les mains moites. Ressuscitant une tension et un suspense depuis longtemps disparus, ce film a reçu l'Oscar du meilleur documentaire en 2009.
L'aventure qu'il relate a débuté bien avant que le funambule ne fasse son premier pas au-delà du toit de l'une des Twin Towers. Ces dernières n'étaient pas encore construites que Philippe Petit rêvait de leurs sommets. Il était irrésistiblement attiré vers le ciel depuis sa plus tendre enfance, quand d'autres, sujets à un vertige plus commun, ont toujours le ventre serré rien qu'à partager fugitivement ses songes.
"Personne ne pouvait m'arrêter", se souvient-il...
Son ex-compagne, Annie, raconte que Philippe Petit lui avait "présenté son fil, installé au bout d'un jardin", peu après leur première rencontre. Elle fut de toutes ses aventures. Les tours de Notre-Dame de Paris, en juin 1971 ; les arches du pont de Sydney, deux ans plus tard... Inaccessibles pour le commun des mortels, ce furent presque des pis-aller pour le funambule, qui n'avait pas dételé du WTC depuis qu'il en avait découvert le projet en feuilletant un magazine dans la salle d'attente d'un dentiste.
Plus vertigineuse encore que les tours jumelles, sa passion attira et emporta tout sur son passage : les résistances d'Annie - "C'était inhumain. Ça devenait un peu démoniaque. J'avais envie de dire "stop"" -, ainsi que l'incrédulité de ses autres compagnons de route, embarqués dans l'aventure sans avoir le temps d'y réfléchir. Des films amateurs montrent à quel point la préparation de ce projet n'eut rien de professionnel. On y voit une bande de gamins joyeux et insouciants, qui tirent à l'arc et se roulent dans l'herbe. Ils rient, se disputent, se lassent, s'éloignent, mais y reviennent. Un regard les cimente quand le rêve menace de se dissiper. "Il y avait dans ses yeux une telle folie, une telle rage !", se souvient Annie.
Cette folie aura raison de tous les obstacles, dont ce film dresse un minutieux récit, à la manière d'un thriller. Car c'est un formidable "casse" qu'il leur fallut perpétrer pour ouvrir à l'un d'eux la porte des nuages. "Pourquoi ? Pourquoi ?", lui demanda-t-on de toute part quand il en fut redescendu. "Ce qui est beau, répond ici ce poète, c'est qu'il n'y avait pas de pourquoi."
"Man on Wire" (Le Funambule) de James Marsh
(Royaume-Uni, 2008, 90 min).
Article de Jean-Baptiste de Montvalon pour le Monde
Source: http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/09/26/le-funambule_1764099_3246.html
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