mercredi 27 novembre 2013

Global Groupe Consumption

D'après le site Reddit, dix grands groupes tels que Coca-Cola, Nestlé, Kellogg's ont des participations financières majoritaires ou minoritaires dans plusieurs centaines de marques proposées aux consommateurs dans leurs achats quotidiens.

Toute l'industrie de la consommation se tiendrait-elle par la barbichette ? Selon ce graphique publié sur le site Reddit et conçu par Joki Desnommée-Gauthier du site convergencealimentaire.info, dix groupes ont en tout cas la main - via des participations financières majoritaires, minoritaires ou de simples accords - sur plusieurs centaines de grandes marques proposant des produits de consommation courante installés dans les rayons des grandes surfaces, grandes franchises mais aussi dans les devantures des épiceries et autres commerces de proximité.


Le graphique est fréquemment réactualisé et disponible sur le site convergencealimentaire.info


De Coca-Cola à Nestlé en passant par Kellogg's

Et ces dix groupes sont Coca-Cola, Kraft, Nestlé, Procter&Gamble, Pepsico, Unilever, Mars, Kellogg's, Johnson & Johnson et General Mills.

Ce qui permet de mieux saisir parfois certaines offres de grandes franchises. A titre d'illustration, il apparaît sur ce graphique que Yum Brands détient KFC ainsi que Taco Bell. Or, Yum Brands est un spin-off du groupe Pepsi, ce qui explique qu'il n'y ait pas de Coca-Cola proposé à la vente dans ces deux grandes franchises.

Un graphique surprenant qui permet de prendre un peu de recul et d'y voir un peu plus clair en ce qui concerne les liaisons et participations croisées entre tous les acteurs de l'industrie de la consommation. Et surtout de voir qui est vraiment aux manettes.

jeudi 14 novembre 2013

La loi des rendements décroissants


- […] Si jamais tu arrives à mon âge, tu t’apercevras qu’une année passe en deux secondes. Et si je parviens à quatre-vingt ans, disons, ce sera une seconde. La raison, c’est une formule mathématique qui n’a rien à voir avec les principes d’Euclide mais se fonde sur la loi des rendements décroissants. Rappelle-toi quand tu avais quatre ans : une année c’était quelque chose d’immense […] en ce temps-là, une année c’était le quart de toute ta vie. Tandis que maintenant, c’est…

- Le trente-neuvième

- Ou dans mon cas le soixante douzième. Ce qui signifie que plus les années s’accumulent, plus le temps, ou du moins la perception qu’on en a, se réduit. A chacun sa façon de le ressentir, évidemment. Sur le plan purement empirique, le temps reste le même. Un jour dure vingt-quatre heures, une semaine sept jours, une anne trois cent soixante-cinq jours. Ce qui change, c’est notre conscience de sa rapidité… et le fait qu’il est un bien toujours plus précieux.

Extrait de « Cinq jours » de Douglas Kennedy (Edition belfond-2013)



Caïn

lundi 9 septembre 2013

Nos jouets dans l'espace

Kilian et Kali, un petit garçon de sept ans et sa sœur de cinq ans, ont toujours voulu envoyer des jouets dans « la lune, les nuages ». Leur papa, astucieux, habitant l’Ain, a décidé de relever le défi, cet été. Début juillet, il a filmé, « dans l’espace », deux figurines à bord d’une nacelle accrochée à un ballon gonflé à l’hélium. On y voit un petit cochon d’Angry Birds et Hello Kitty, à 20 000 mètres d’altitude… Les deux figurines seront retrouvées dans un champ de maïs à cinquante kilomètres du lieu de l’envol. 
Le père de famille souhaite que sa vidéo soit gratuite et accessible à tous, depuis YouTube. C’est mignon, ingénieux.


Sources: http://www.76actu.fr / http://www.youtube.com

jeudi 29 août 2013

I have a dream...


« ... Je vous le dis aujourd'hui, mes amis, bien que nous devions faire face aux difficultés d'aujourd'hui et de demain, un rêve m'habite tout de même. C'est un rêve profondément enraciné dans le rêve américain.

Je fais le rêve qu'un jour, cette nation se lève et vive sous le véritable sens de son credo : “Nous tenons ces vérités comme évidentes, que tous les hommes ont été créés égaux.”

Je fais le rêve qu'un jour, sur les collines rouges de la Géorgie, les fils des esclaves et les fils des propriétaires d'esclaves puissent s'asseoir ensemble à la table de la fraternité.

Je fais le rêve qu'un jour, même l'État du Mississippi, désert étouffant d'injustice et d'oppression, soit transformé en une oasis de liberté et de justice.

Je fais le rêve que mes quatre jeunes enfants habitent un jour une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais à la mesure de leur caractère. Je fais ce rêve aujourd'hui !!

Je fais le rêve qu'un jour juste là-bas en Alabama, avec ses racistes vicieux, avec son gouverneur qui a les lèvres dégoulinantes des mots interposition et annulation; un jour juste là-bas en Alabama les petits garçons noirs et les petites filles noires puissent joindre leurs mains avec les petits garçons blancs et les petites filles blanches, comme frères et sœurs.

J'ai un rêve aujourd'hui.

Je fais le rêve qu'un jour chaque vallée soit glorifiée, que chaque colline et chaque montagne soit aplanie, que les endroits rudes soient transformées en plaines, que les endroits tortueux soient redressés, que la gloire du Seigneur soit révélée et que tous les vivants le voient tous ensemble...» 


Extrait du discours prononcé le 28 août 1963, à Washington,
par Martin Luther King (Leader du Mouvement des droits civiques)



« ... I say to you today, my friends, so even though we face the difficulties of today and tomorrow, I still have a dream. It is a dream deeply rooted in the American dream.

I have a dream that one day this nation will rise up and live out the true meaning of its creed: “We hold these truths to be self-evident: that all men are created equal.”

I have a dream that one day on the red hills of Georgia the sons of former slaves and the sons of former slave owners will be able to sit down together at a table of brotherhood.

I have a dream that one day even the state of Mississippi, a desert state, sweltering with the heat of injustice and oppression, will be transformed into an oasis of freedom and justice.

I have a dream that my four little children will one day live in a nation where they will not be judged by the color of their skin but by the content of their character. I have a dream today !!

I have a dream that one day down in Alabama, with its vicious racists, with its governor having his lips dripping with the words of interposition and nullification; one day right down in Alabama little black boys and black girls will be able to join hands with little white boys and white girls as sisters and brothers.

I have a dream today.

I have a dream that one day every valley shall be exalted, every hill and mountain shall be made low, the rough places will be made plains and the crooked places will be made straight and the glory of the Lord shall be revealed and all flesh shall see it together.... »

vendredi 5 juillet 2013

Le Zahir


“Les vrais amis sont ceux qui sont à nos cotés quand arrivent les bonnes choses. Ils nous soutiennent, se réjouissent de nos victoires. Les faux amis sont ceux qui ne se montrent que dans les moments difficiles,la mine triste, l’air solidaires, alors qu’en vérité notre souffrance sert à les consoler de leurs vies misérables.”

Paulo Coelho (Le Zahir)

mardi 25 juin 2013

Je pense donc I AM...


"Il y a quelques jours, je regardais un documentaire dans lequel était interviewé un jeune homme qui participait à la fameuse "marche des beurs" en 1983. Un de mes fils, qui a 18 ans, me fit remarquer que ce jeune homme s'exprimait extrêmement bien, clairement et connaissait parfaitement son sujet. Je lui répondis que dans ces années là, les jeunes des quartiers étaient politiquement "conscientisés", qu'ils étaient capables de s'organiser au delà d'émeutes tiers-mondistes, et qu'ils pensaient en conjuguant tous les verbes avec "nous". Et pour moi, voilà le terrible changement auquel nos sociétés, principalement urbaines, doivent faire face : l'ultra-individualisme...

Et le 11 septembre 2001 a scellé le côté irréversible de ce changement, car le premier support culturel de notre pays qu'est la télévision a complètement basculé dans un flot d'informations tragiques et effrayantes, de publicités rassurantes et de téléréalité absurde. L'information se délecte de faits divers violents qui étaient cantonnés aux colonnes de la sixième page du journal local il y a 30 ans. Et tous les Français se disent," mon Dieu, que ce pays est devenu violent !". Violent ? Des aînés me racontaient l'autre jour comment ils se battaient dans les années 60, à 400 gars contre 400 bougres, ou à l'époque des "blousons noirs", comment le public s'affrontait à coup de chaises et de barres de fer pendant un concert de... Johnny ! Cela renvoie le grand méchant "gangster rap" français, si souvent décrié, dans la catégorie "musique pour enfants", si ça se passait aujourd'hui, ces "bastons" feraient la une du JT de 20 heures, et pour peu que les protagonistes soient des "caïds de cité - noirs - arabo - musulmans - armés jusqu'aux dents", on en aurait pour 6 mois...

Effectivement, les gamins des quartiers n'ont majoritairement plus aucune conscience sociale, ni politique. Ils veulent ressembler à "monsieur tout le monde", mais version riche. Car les formidables émissions télé qu'ils affectionnent leur rabâchent que l'apparence est primordiale, la forme l'emporte sur le fond. Du coup, ils veulent la femme avec la parfaite plastique, l'appart, la grosse voiture, les vêtements chers, et si possible: la rolex... Et si certains d'entre eux sont délinquants pour pouvoir accéder à leur idéal, ce ne sont pas des "robin des bois", ce sont des délinquants ultra-libéraux.

Ah... pour s'intégrer, ils se sont bien intégrés! Puis, lorsqu'ils s'aperçoivent que le modèle libéral ne fonctionne pas pour tous, ils partent en quête d'un idéal des origines, qu'ils ne connaissent pas pour la plupart, et le trouvent dans la voie des interprétations extrêmes car c'est la seule qui les valorise à leurs yeux, c'est la désintégration.

Dans tous ces changements de cap, les maître-mots sont "s'en sortir". Seul. Les réseaux sociaux sont là pour l'attester, tout comme les forums, les commentaires correspondent souvent à un gonflement de l'égo. Un quotidien coincé entre clics, buzz, tweets, et vues...

D'un autre côté, chez certaines personnes qui vivent un rêve gauchiste en habitant dans le 19ème à Paris ou au Panier à Marseille, qui vont aux "sardinades" comme les prolos, et qui nous distillent à nous les gens du Hip-Hop, des leçons de comportement à longueur de temps, on ne fait aucun effort pour cerner cette jeunesse. Puis vient la tarte, bien lourde, un dimanche, en rentrant chez soi, et on se fait voler son portable dans la foulée, les dangers du 19ème n'est-ce pas ? Ils étaient de gauche... jusqu'à l'agression.

Pour finir, dans cette France "profonde" ou on se jalouse, ou on vole la veste du petit camarade de son fils sur le portant de l'école maternelle tout en pestant contre les immigrés, ou on se délecte de voir des "stars" déchues de la télévision s'exploser dans une piscine en sautant de quinze mètres, on est convaincu que le pays sombre dans la violence. Oui, toute cette violence exhibée dans les médias est un formidable outil promotionnel, elle engendre la peur et la peur engendre la division, le désir de sur-consommation et la désignation de "l'autre" comme coupable d'une hypothétique situation critique. On s'isole, on essaie de "faire son trou" et les nouvelles valeurs télé-réalité-esques nous disent qu'on peut tricher, dénoncer, critiquer, faire des sale coups : c'est cool ! C'est le jeu ! Chacun sa mère comme on disait quand on était minots ! En bout de chaîne, les hommes et femmes politiques se sont adaptés à ce système, ils "squattent" les antennes radio, télé à tel point qu'on a le sentiment que c'est cela leur boulot finalement. Non, leur boulot c'est d'exécuter les tâches qu'ils ont promis d'accomplir quand ils ont été élus, à moins qu'ils ne travaillent depuis un bureau à BFM, i>Télé ou RTL... Auto-promo permanente... Il faut savoir se placer.

Dans tout ce chaos, je ne sais même pas ou me situer, je ne dis pas que je suis meilleur, je tombe certainement dans un de ces cas de figure parfois. Mais j'essaie de lutter contre, de penser au pluriel, éduquer mes enfants correctement, exprimer mon amour aux miens quotidiennement et faire des choses qui me semblent bien autour de moi constitue un premier pas. J'espère en tout cas, que notre beau pays dans les espoirs, les luttes et les épreuves qui l'attendent, conjuguera son futur avec "nous"..."

Akhenaton (Groupe IAM)
(Tribune d'Akhenaton dans le Huffington Post: Me, myself and aïe)

jeudi 20 juin 2013

Lorsque Eluard Aime...


Je t'aime

Je t'aime pour toutes les femmes que je n'ai pas connues 
Je t'aime pour tous les temps où je n'ai pas vécu 
Pour l'odeur du grand large et l'odeur du pain chaud 
Pour la neige qui fond pour les premières fleurs 
Pour les animaux purs que l'homme n'effraie pas 
Je t'aime pour aimer 
Je t'aime pour toutes les femmes que je n'aime pas 

Qui me reflète sinon toi-même je me vois si peu 
Sans toi je ne vois rien qu'une étendue déserte 
Entre autrefois et aujourd'hui 
Il y a eu toutes ces morts que j'ai franchies sur de la paille 
Je n'ai pas pu percer le mur de mon miroir 
Il m'a fallu apprendre mot par mot la vie 
Comme on oublie 

Je t'aime pour ta sagesse qui n'est pas la mienne
Pour la santé 
Je t'aime contre tout ce qui n'est qu'illusion 
Pour ce coeur immortel que je ne détiens pas 
Tu crois être le doute et tu n'es que raison 
Tu es le grand soleil qui me monte à la tête 
Quand je suis sûr de moi.

Paul Eluard 


Poète surréaliste du XXème siècle (1895-1952).
"Je t'aime" est tiré du recueil Le Phénix.
(Le poème est une fervente déclaration d'amour en forme d'action de grâce, et à travers la célébration de l'aimée apparaît une vision poétique du monde. Chez Eluard comme chez tous les surréalistes, il n'y a pas de poésie sans l'intercession d'une femme aimée, une muse. C'est elle qui provoque, soutient et assure le lien avec l'univers poétique).